J'ai récemment franchi une nouvelle étape dans mon périple orthopédique : la fameuse ponction, suivie de l'inévitable injection de cortisone.
Grâce à ce cocktail, la douleur s'est faite plus discrète, même si elle prend parfois un malin plaisir à revenir me rappeler sa présence, histoire que je n'oublie pas qui commande vraiment.
Cependant, le vrai Graal est encore loin : il me faudra patienter jusqu'au 6 mars 2026 pour espérer repartir avec un genou tout neuf. D'ici là, je m'imagine comparer mon vieux genou à une voiture d'occasion un peu rouillée avec l'espoir d'accéder enfin au modèle flambant neuf, garantie constructeur et options confort incluses.
En attendant, je compte sur ma patience et quelques astuces maison pour tenir bon.
Chaque matin, j'adresse un petit mot gentil à mon fidèle compagnon bancal : "Allez, courage, il ne te reste que quelques milliers de pas à supporter avant la grande révision !"
J'espère donc réussir à tenir jusqu'à l'opération et, qui sait, pouvoir bientôt raconter comment, grâce à la science et à une bonne dose d'autodérision, on peut repartir du bon pied ... ou du moins du bon genou !
Imaginez votre genou comme une grande entreprise avec trois compartiments: le compartiment interne ( médial ), le compartiment externe ( latéral ) et la patelle-fémorale ( la rencontre du genou et de la rotule au sommet ).
Tout roule tant que chacun fait son boulot.
Mais parfois, c'est la crise !
Tous les compartiments s'usent ensemble, le cartilage s'en va en vacances prolongées et la communication entre les os devient disons ... un peu trop directe.
Résultat : ça grince, ça bloque, ça fait trop mal.
Votre genou, jadis champion sur les courts de tennis ( pas Roland Garros, quand même ) se transforme en vieux meuble grinçant dès qu'il faut monter ou descendre les escaliers ou simplement lever les fesses de la chaise. Il envoie des signaux d'alerte à chaque mouvement et mes déplacements se transforment en expéditions dignes de Koh-Lanta.
Bref, tout cela pour vous dire chères amies que la gonarthrose tricompartimentale sévère, c'est quand votre genou décide de se mettre en grève générale, forçant tout le monde à la pause en attendant parfois la grande réunion de la prothèse totale !
J'espère vous retrouver bientôt et vous souhaite à toutes un bon mois d'août.